Comme on travaille
 
Télétravailler après le Covid 19
 
Bonjour, bienvenue dans le sixième numéro de Work & the City. Nous vivons quelque chose de très particulier, mais la pensée ne doit pas s'arrêter. Aussi je suis heureuse de vous faire parvenir cette édition, réalisée en 100% confinement ! Prenez-soin de vous et continuez à faire parler de la newsletter, cela m'aide beaucoup !
 
L'article du moment
 
 Cette année, la crise du Coronavirus a pris le pas sur la journée internationale des droits des femmes. Il y a pourtant encore beaucoup de choses à dire et à faire.
Avec mes partenaires d'Issence, consultantes spécialistes de l'égalité professionnelle, nous avons rédigé une tribune appelant à interroger les nouveaux modes de travail au prisme de l'égalité femmes-hommes. Un appel d'autant plus d'actualité en cette période où sphères domestique, éducative et professionnelle sont plus mêlées que jamais. Pour la lire ou la relire, c'est ici !
 
 
 
On en parle en ce moment...
Covid 19 : quelles perspectives pour le télétravail après la crise ?
Depuis, une semaine, le Coronavirus est venu chambouler nos vies dans toutes ses dimensions. Relations familiales, amicales, ou de travail : l'ensemble de nos sociabilités est revisité de manière inédite et chacun s'adapte du mieux qu'il peut. 
Dans la sphère professionnelle, deux mois à peine après les grandes grèves, un nouveau grand soir du télétravail est annoncé. De fait, dans l'urgence et la contrainte, ce sont d'inombrables entreprises qui se retrouvent jetées dans le bain d'un travail 100% à distance, sans l'avoir ni prévu, ni organisé..
 
 
Ce mode de travail hors-normes auquel beaucoup doivent se résigner n'est pas réellement du télétravail. Il importe d'en saisir les différences car, quand la crise sera passée, le besoin de revenir à un télétravail structuré et 100% tourné vers l'activité sera d'autant plus fort pour les entreprises qu'un très grand nombre de salariés aura le sentiment de pouvoir télétravailler...
 
  • En temps normal, une journée de télétravail = une journée de travail au bureau. Face à l'ampleur de la crise sanitaire, de nombreuses entreprises ont envoyé tous les salariés qui le pouvaient en télétravail. C'était l'attitude responsable à avoir, cela correspond aux directives officielles. Nous pouvons toutefois prendre les paris que dans les prochains jours, le chômage partiel va prendre le relais. Car télétravailler implique de pouvoir réaliser normalement ses missions à distance et d'avoir une charge de travail suffisante pour remplir l'intégralité de ses horaires de travail. Or, face au ralentissement global de l'économie, face aux projets qui vont inévitablement ralentir devant l'incertitude et l'impossibilité pour les salariés de se voir sur la longue durée, cette condition va devenir beaucoup plus difficile à remplir.
  • En temps normal, télétravail et garde d'enfants ne sont pas compatibles. Mais cette limite a été battue en brèche à partir du moment où l'injonction de travailler à domicile a coïncidé avec l'injonction d'assurer la continuité pédagogique pour ses enfants scolarisés, et donc de leur dédier du temps non seulement de garde, mais de garde active... Bien sûr, il ne serait pas responsable dans le contexte actuel d'inciter les employeurs à refuser le télétravail aux parents et le gouvernement l'a clairement dit. Mais c'est quelque chose qu'il faudra revoir une fois l'orage passé...
  • En temps normal, le caractère ponctuel du télétravail permet une alternance calculée entre distanciel et présentiel pour tirer le meilleur parti de chaque mode. Le télétravail est alors un formidable levier d'efficacité individuelle et collective puisqu'il invite à repenser les réunions et moments d'échange en présentiel pour les rendre plus riches et productifs, tout en permettant aux télétravailleurs d'utiliser leur-s journée-s "out" pour booster leur production et leur concentration. Cette dichotomie disparaît avec le 100% télétravail contraint, et si on peut gager que la collaboration à distance connaîtra une accélération (encore faut-il que les outils en ligne suivent), rien ne remplace le présentiel pour des interactions collectives efficaces, ces outils ne sont pas une baguette magique.
  • En temps normal, le télétravail repose sur le volontariat et la confiance. Ici, managers et collaborateurs n'ont eu le loisir ni de se mettre d'accord, ni de discuter en profondeur des modalités de la réalisation du travail et encore moins de la relation managériale à distance. La confiance ne se décrète pas et il se pourrait bien que ce saut soudain dans le travail à distance entraîne même l'effet inverse que celui habituellement constaté en télétravail, avec à la clé un creusement de la défiance dans l'entreprise et une baisse du savoir travailler ensemble. 
 
Quand nous verrons le bout du tunnel de cette crise, l'erreur sera de croire que la France entière aura été propulsée dans le travail à distance. Au contraire, tout porte à croire que les besoins d'accompagnement et de communication vis-à-vis des salariés seront grands pour retrouver des modes de travail apaisés et efficaces en entreprise, au bureau comme à distance.
Et pour faire face à l'urgence en attendant, retrouvez le guide de survie mis au point par ZeVillage.
 
 
 
 
Ça vaut le coup de le savoir...
Coronavirus et pyramide de Maslow
 
La pyramide d'Abraham Maslow est un modèle célèbre en sciences cognitives, ces disciplines qui, portées par l'essor du développement personnel, ont le vent en poupe. Remontant aux années 1940, la "pyramide" a tenté un exercice de hiérarchisation des besoins humains, du plus impérieux au plus "superficiel" pourrait-on dire, et a été maintes fois critiquées ("l'accomplissement de soi, un besoin hautement mis en avant jusqu'à la crise actuelle, notamment à travers la notions de "sens" y est présenté comme le dernier à devoir satisfaire). Dans cet article, le chercheur Philippe Mouillot nous pointe comment la très célèbre pyramide pourrait trouver une nouvelle jeunesse à l'ère du Coronavirus.
 
L'article de The Conversation
 
 
Le lieu de travail à connaître :
Home Sweet Home
Confiné à domicile ou, chanceux, dans une résidence secondaire, notre bureau d'appoint devient pour beaucoup notre bureau numéro 1. C'est donc le moment d'en prendre soin ! Personnalisation, verdure, application du feng-shui, matériel et mobilier le plus adapté...et surtout, alors que les règles en vigueur nous obligent à faire cohabiter sur la durée de multiples activités, identification d'un espace délimité et dédié au travail. Et si vous manquez d'idées pour votre coin bureau, ces designers nous font découvrir leur espace (et ils ne sont pas tous époustouflants !) Allez, on lance un challenge #bienvenuedansmonhomeoffice ?
 
 
Mon bureau provisoire
 
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